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Quelle est l'utilité d'une surcomplémentaire santé ?

Quelle est l'utilité d'une surcomplémentaire santé ?

Une surcomplémentaire santé a pour objectif de couvrir les restes à charge des dépenses de santé des assurés sociaux une fois les remboursements de l'Assurance maladie et de leur mutuelle santé effectués.

En effet, un certain nombre de frais de santé doivent encore être payés de la poche des assurés malgré ces deux premiers niveaux de remboursement. Il est alors tout à fait possible de décider de compléter l'ensemble de ces remboursements de frais de santé dans le but de les couvrir intégralement en souscrivant une surcomplémentaire santé qui vient en plus de la couverture d'une mutuelle santé classique. Une surcomplémentaire santé permet aussi de parfaitement adapter sa couverture santé en fonction de ses besoins réels en la matière. Une solution parfaitement adaptée aux personnes dont l'état de santé requiert des soins régulièrement ou, par exemple, aux seniors pour qui les dépenses de santé sont en général plus importantes, plus onéreuses et peu remboursées.

Qu'est-ce qu'une surcomplémentaire santé ?

Le système de santé français, et en particulier le dispositif qui donne la possibilité aux assurés d'être remboursés en partie ou totalement de leurs dépenses de soins ou d'achat de médicaments, par exemple, se présente sous la forme de plusieurs niveaux.

D'abord, la Sécurité sociale, par le biais de sa branche assurance maladie, assure le remboursement d'un grand nombre de dépenses de santé (mais pas toutes), mais pour seulement une de leur partie laissant toujours ce que l'on appelle un ticket modérateur à la charge de l'assuré.

En effet, de manière générale, l'Assurance maladie prend en charge au maximum 70 % des frais engagés par les assurés pour ceux en lien avec les consultations médicales chez un généraliste, par exemple, en général 15 % à 65 % des dépenses de médicaments et les frais d'hospitalisation à hauteur de 80 %. De ce fait, les restes à charge pour les assurés peuvent rester importants en fonction du type de dépenses de santé.

Pour compléter ces remboursements de l'Assurance maladie, il est préférable de souscrire une mutuelle santé qui prend en charge tout ou une partie de ces restes à charge de dépenses de santé.

Pour les salariés, ce complément de remboursement est assuré par leur mutuelle collective d'entreprise que leur employeur est obligé de leur fournir.

Malgré tout, être couvert par une mutuelle santé, individuelle ou collective, ne permet pas forcément de bénéficier du remboursement de la totalité de ses frais de santé, en particulier pour certains soins onéreux comme les frais dentaires (notamment les prothèses dentaires), les dépassements d'honoraires pratiqués par certains médecins selon leur secteur d'activité (plus souvent des médecins spécialistes), les consultations de médecins non conventionnés, certains vaccins, les prestations dites "de confort" délivrées à l'occasion d'une hospitalisation, ou encore les cures thermales.

Peut alors être envisagé à ce troisième niveau de souscrire ce que l'on appelle une surcomplémentaire santé, c'est-à-dire un contrat d'assurance qui est destiné à couvrir les restes à charge des assurés, une fois les remboursements de l'Assurance maladie et de leur mutuelle santé reçus.

Une surcomplémentaire santé désigne donc le fait de bénéficier de plusieurs mutuelles santé à la fois qui se complètent, ce qui est permis par la loi, et permet ainsi d'offrir une protection en matière de santé supplémentaire. Une surcomplémentaire santé prévoit le plus souvent un complément de remboursement en matière de frais de santé liés à une maladie, à une hospitalisation, à la maternité et en cas d'accident.

D'autre part, une surcomplémentaire santé prend en général en charge aussi des dépenses de santé qui ne sont pas ou très peu remboursées par l'Assurance maladie et certaines mutuelles santé comme les actes d'ostéopathie, les traitements homéopathiques, les dépassements d'honoraires, les médicaments non remboursés par la Sécurité sociale, etc.

C'est la même chose pour des dépenses de santé qui souvent coûtent très cher aux patients telles que les frais dentaires, en particulier les prothèses et les implants, les frais d'optique (verres correcteurs complexes, lentilles de contact, chirurgie des yeux, etc.) et les frais d'hospitalisation en lien avec, par exemple, le fait de demander une chambre particulière.

Devoir faire face souvent à des frais d'optique, mal remboursés et chers, peut également pousser un assuré à souscrire une surcomplémentaire santé pour espérer être le mieux couvert possible et ne pas à avoir à payer de sa poche un reste à charge qui peut être important dans ce domaine de santé.

Pourquoi souscrire une surcomplémentaire santé ?

Le fait de souscrire une surcomplémentaire santé en plus d'une mutuelle de santé classique a pour principal objectif de réduire au maximum ses dépenses de santé puisque cette dernière complète les remboursements de soins et de tous les frais de santé de la Sécurité sociale cumulés avec les prises en charge d'une mutuelle santé.

À savoir : une surcomplémentaire santé permet de bénéficier du remboursement complet de ses dépenses de santé mais ne rembourse jamais plus que sa facture totale. Par exemple, une prothèse dentaire remboursée par une mutuelle santé à 100 % du tarif défini par la Sécurité sociale et à 150 % de ce tarif par une surcomplémentaire ne veut pas dire que la prise en charge totale atteint 250 %, mais que 100 % de ce tarif est remboursé par l'Assurance maladie et la mutuelle classique et 50 % par la surcomplémentaire.

Une surcomplémentaire santé est donc notamment utile quand on dispose d'une mutuelle santé dont les garanties sont insuffisantes pour ne pas avoir un reste à charge trop important.

Une situation qui peut se présenter, par exemple, pour les salariés qui sont obligés d'adhérer à la mutuelle collective de leur entreprise et si cette dernière ne comprend que des garanties limitées qui ne correspondent pas à leurs besoins en matière de santé, ainsi que ceux de sa famille, les garanties minimum de ce type de mutuelle obligatoire se limitant aux suivantes : le remboursement du ticket modérateur, c'est-à-dire le reste à charge pour les assurés à l'occasion de dépenses de santé lors de consultations, d'actes et de prestations remboursables par l'Assurance maladie obligatoire ; la prise en charge du forfait journalier hospitalier en cas d'hospitalisation ; le remboursement à hauteur de 125 % du tarif défini par la Sécurité sociale des dépenses de frais dentaires ; et le remboursement des frais d'optique tous les 2 ans sur la base d'un forfait correspondant au minimum à 100 euros pour des corrections simples et à 150 euros pour des corrections complexes.

Cela veut dire dans ce cas qu'une mutuelle d'entreprise peut ne pas prendre en charges des frais de santé onéreux tels que les dépassements d'honoraires pratiqués par certains médecins, certaines prestations relatives à une hospitalisation, à la pose de prothèses dentaires ou auditives, ou encore l'acquisition de paires de lunettes.

Souscrire une surcomplémentaire santé peut donc être très intéressant pour un assuré dans ce cas-là.

À noter : un salarié qui bénéficie d'une complémentaire santé collective peut demander à son employeur la possibilité de souscrire en plus une surcomplémentaire santé auprès de la compagnie d'assurance santé choisie par son entreprise et ainsi souvent profiter de prix négociés.

Une surcomplémentaire santé est aussi très intéressante pour les personnes qui nécessitent des soins réguliers, et donc qui engagent des dépenses de santé qui coûtent très cher et qui peuvent être très mal remboursées au final.

C'est le cas notamment des frais dentaires, en particulier la pose de prothèses dentaires, qui représentent un poste de dépenses important pour les personnes qui connaissent des problèmes récurrents et importants en la matière.

Les personnes qui sont amenées en raison de leur état de santé à être hospitalisées plus ou moins fréquemment ont aussi tout intérêt à souscrire une surcomplémentaire santé tant les frais dans ce domaine peuvent s'avérer élevés pour les patients, d'autant plus si leur mutuelle santé de base ne les protège pas assez dans ce domaine.

Enfin, souscrire une surcomplémentaire santé peut être très utile pour les seniors dont les dépenses de santé augmentent de manière quasi systématique avec l'avancée en âge.

Comment fonctionne une surcomplémentaire santé ?

Pour bénéficier d'une une surcomplémentaire santé, il faut déjà s'adresser à un organisme (une compagnie d'assurance, une mutuelle, une institution de prévoyance, etc.) qui propose ce type de complémentaire santé additionnelle. En effet, tous ces organismes ne proposent pas systématiquement des contrats de surcomplémentaire santé, d'où l'utilité de bien comparer ces compagnies d'assurance entre elles et de solliciter auprès d'elles différents devis afin de surtout choisir les types de soins à couvrir et les mieux adaptés possible à son état de santé, bien comprendre les modalités de leur remboursement (certaines surcomplémentaire santé plafonnent en effet annuellement le montant de leurs remboursements) et se renseigner sur l'éventuelle application de délais de carence, en général plus longs que ceux d'une mutuelle santé classique.

La plupart des organismes qui proposent une surcomplémentaire santé disposent en effet le plus souvent de différents contrats qui couvrent plus particulièrement des types de soins, par exemple davantage les frais dentaires, optiques, d'hospitalisation, etc.

Attention toutefois. Souscrire une surcomplémentaire santé suppose de devoir payer des cotisations qui viennent en plus de celles d'une mutuelle santé classique. Même si ces paiements ne sont pas forcément très élevés par mois (en moyenne de 10 à 30 euros), ils représentent quand même un coût supplémentaire pour l'assuré. C'est pourquoi dans certains cas, il est plus valable financièrement de souscrire des garanties plus étendues de sa mutuelle santé classique que de prendre une surcomplémentaire santé.

Afin de bénéficier de la prise en charge additionnelle d'une surcomplémentaire santé, un assuré qui a opté pour cette couverture santé en plus doit, pour chacune de ses dépenses de santé adresser à l'organisme auprès duquel il a souscrit une surcomplémentaire santé l'ensemble des documents suivants car la télétransmission automatique entre l'Assurance maladie, une mutuelle santé et une surcomplémentaire santé n'est pas possible. L'assuré doit donc envoyer à sa surcomplémentaire santé :

  • les décomptes de prise en charge reçus de l'Assurance maladie ;
  • les décomptes de sa mutuelle santé ou les justificatifs de cette dernière attestant de la non prise en charge de certaines de ses dépenses de santé ;
  • les prescriptions médicales ou les bulletins d'hospitalisation pour lesquels l'assuré doit payer un reste à charge ;
  • les factures et les justificatifs d'honoraires ou de soins médicaux en lien avec les dépenses de santé concernées.

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